HISTOIRE
DU COSTUME FEMININ
SOUS LOUIS XIV
Les tissus
Les
tissus étaient très variés allant du coton à
la soie en passant par la laine et toutes sortes de mélanges
qui avaient pour nom : basin, étamines, ratine, panne, taffetas...
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Les Indes fournissaient des étoffes
précieuses telles les mousselines vaporeuses ou les indiennes
qui seront interdites à partir de 1686.
La siamoise, dont le nom évoque
le pays de provenance, était un tissu composé de soie
et de coton, souvent rayé, et utilisé pour les vêtements
féminins les plus somptueux.
Les couleurs les plus prisées
par les nobles étaient les plus vives. Il existait, par exemple,
de nombreuses nuances de rouge (écarlate, cramoisi, rouge de
garance, etc...) plusieurs bleus (bleu d'enfer, bleu mignon, etc...)
ainsi que des verts et des jaunes variés. Il existait également
des teintes plus subtiles aux noms évocateurs.
Au fil du temps, les couleurs deviendront
plus courantes dans toutes les couches de la société,
le peuple en venant à les préférer aux tons sombres
tels que le noir, le gris ou le brun.
Les tissus les plus appréciés
étaient les étoffes lourdes et coûteuses avec
une prédilection pour les couleurs telles le rouge et le bleu
foncé.
Dés 1665, des mesures restrictives
furent prises concernant les broderies d'or. Les garnitures de pierres
prirent alors une grande extension dans les costumes tant féminins
que masculins. Les "diamants du Temple", cristaux colorés
imitant les pierres précieuses, eurent un succès tout
particulier.
Les soieries lyonnaises comportaient
des motifs floraux précieux serrés les uns contre les
autres. Le fond en était ivoire avec des motifs multicolores.
A la fin du siècle, les motifs seront plus discrets.