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HISTOIRE DU COSTUME FEMININ
PENDANT LA RENAISSANCE



Coiffures et chaussures

Les coiffures

De nombreuses coiffures ont coexisté à cette époque, en voici quelques exemples.

Balzo

Le balzo était une toque italienne ressemblant à un turban car elle était constituée d'un bourrelet recouvert d'une résille dorée. Le support de cette toque était constitué d'une feuille de métal ou de cuir recouvert d'une étoffe de soie de couleur. C'était la coiffure usuelle au début du 16ème siècle.

Le béret était une autre sorte de toque, souple et plate, ronde ou carrée, de tailles variées. Il était souvent en velour et décoré de broderies et de plumes. Il était porté aussi bien par les hommes que par les femmes.

La coiffure devint pyramidale. La toque accentua cet effet et devint de plus en plus haute. Celle-ci était garnie d'une aigrette et pouvait même comporter un chaperon en forme de coeur dont la pointe s'avançait sur le front. Les côtés s'incurvaient sur les cheveux bouffants. Le nom d'attiffet lui fut donné bien qu'avant sa naissance ce terme désigna toutes les coiffures depuis la fin du 15ème siècle.

Les toques se démodèrent à la fin du règne de Henri III. Les dames ne porteront alors pratiquement plus de chapeaux pendant près de deux siècles sauf en des circonstances spéciales (la chasse par exemple).

Les cheveux, relevés à cause de la fraise, étaient maintenus grâce à des arcelets et couverts d'un attiffet.

Le chapeau de paille apparut vers le milieu du 16ème siècle.

Les dames portaient encore le touret, voile de soie ou de velours brodé ou agrementé d'orfèvrerie. Il était fixé avec un cercle enrichi de pierres précieuses et, un peu plus tard, deviendra un voile tombant du chaperon dit de coeur. Cette coiffure existait déjà durant les siècles précédants.

Coiffe TudorEn Angleterre, la caractéristique la plus importante du costume féminin, qui d'ailleurs était similaire à celui de la Cour de France, était la coiffe Tudor en gable. Cette coiffure était composée d'un escoffion de drap d'or qui encadrait le visage et sur lequel était fixé une cornette souvent noire, pendante ou redressée. L'escoffion, dont il vient d'être fait mention, était une résille perlée destinée à envelopper les cheveux de diverses façons.

Le bonnet chaperon fut également souvent porté. Il s'agit d'une coiffure légère soutenue par un, voire deux cercles perlés ou ornés d'orfèvrerie. Il était recouvert à l'arrière par une cornette de chaperon posée à plat ou fixée sur une armature rigide qui permettait de la dégager de la tête. Les pans tombaient sur les épaules. Diane de Poitiers est souvent représentée avec cette coiffure dans les portraits qui ont été faits d'elle.

Les femmes (ainsi que les hommes) portèrent les cheveux en raquette ou en ratepenade, c'est à dire relevés tout autour du visage. Les dames maintenaient l'ensemble par des arcelets en métal.

En Angleterre, la coiffe en dentelle, dite Shadow car elle couvrait le front, va être supplantée par des coiffures en cheveux ornées de pierreries.

En Allemagne, les femmes portaient de grands chapeaux de feutre ou de velours ornés de plumes d'autruche et garnis de branlants d'orfèvrerie. Ils étaient posés sur la chevelure, celle-ci étant couverte d'une résille perlée.

Les chaussures

ChapineLe désir de faire disparaître les inégalités de taille entre hommes et femmes poussa les espagnols, durant le 16ème siècle, à concevoir des chaussures à hautes semelles, faites de bois ou de liège, pour les femmes de la noblesse. Ce genre de chaussures plut particulièrement dans les milieux ecclésiastiques de cette époque car elles consistuaient à leurs yeux une arme efficace contre les plaisirs de toutes sortes tels que la danse. Les personnes qui en portaient se voyaient offrir des indulgences plus facilement.

Cette mode des hautes chapines se répandit dans toute l'Europe.

La hauteur des semelles était telle que les femmes marchaient en balançant légèrement leurs jupes et cela donnait l'impression qu'elles se déplaçaient sur des roulettes.

La pantoufle, arrivée en France dés le 15ème siècle, se vit exclusivement réservée à l'usage des femmes au 16ème siècle. Elle était réalisée en soie ou dans un cuir très fin.

L'escapin ou escafignon était une chaussure très légère, sans talon à cette époque, et qui comportait des crevés sur le dessus.

La pianella est le nom donné à une sorte de pantoufle italienne au 16ème siècle. Elle fut adoptée par les françaises qui l'utilisaient pour sortir, munies de socques afin de les protéger.

Chaussure à deux talonsC'est à cette époque que se répandit l'utilisation des bas tricotés à la main, principalement en Espagne. Ils étaient généralement décorés de broderies aux couleurs vives. En 1589, William Lee, un ecclésiastique anglais, fabriqua le premier métier à bas, ce qui permit de remplacer progressivement la réalisation à la main.

Chez les femmes de la noblesse, la jupe comportait un pli de grande dimension juste au dessus de l'ourlet qui permettait de s'asseoir sans découvrir les pieds, ce qui aurait été à cette époque d'une très grande indécence, principalement en Espagne ou les usages étaient d'une rigueur extrême.

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