Art Création Décoration - Esther Brassac - 15 rue du boulay - 27930 Emalleville -
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Petit lexique
BERNE ou SBERNIA
Vêtement féminin du 16ème siècle utilisé plus particulièrement en Italie et en Espagne.
Il s'agit d'une sorte d'écharpe de grande dimension drapée et fixée sur l'épaule.
A l'origine, il s'agissait d'une étoffe grossière qui était utilisée pour servir
de couverture aux soldats. Son nom Berne, vient de berner, une brimade consistant
à lancer un homme en l'air pour le faire rebondir sur cette couverture.
BROCATELLE
A l'origine, c'était un brocart comportant des petits motifs. Plus tard, au 16ème
siècle, on donnait ce nom à un tissu damassé constitué d'un mélange de soie, coton,
laine ou fil, sans aucun ornement d'or ou d'argent. Au 18ème siècle, la brocatelle
était devenue un tissu ordinaire. On lui donna également le nom de mézeline et d'étoffe
de la porte de Paris.
CORPS ou CORPS PIQUE ou CORPS A BALEINE
Camisole piquée comportant un buste (ou busc) fait de bois verni qui lui donnait
toute sa rigidité. Son usage vient de l'influence de la mode espagnole.
COTTE
Tunique à manches portée par tous, hommes et femmes, quelque soit leur niveau social.
Elle était portée entre la chemise et le surcot au Moyen Age. Au 16ème siècle, elle
constitue toujours un vêtement de dessous mais seules les femmes l'utilisent. Au
17ème siècle, elle se divise en deux vêtements différents : le corps habille le
haut du corps tandis que la cotte devient la jupe. Mais à partir de cette époque,
seules les femmes des classes sociales inférieures l'utilisent.
CREVES ou CHIQUETADES
Il s'agit de petites ouvertures faites dans le tissu d'un vêtement, sur les chaussures
ou même les gants, et qui permettent d'apercevoir la doublure, souvent d'une couleur
différente. Cette mode est venue d'Allemagne à la fin du 15ème siècle. Les mouchetures
étaient des crevés particulièrement petits.
CUERPO BAXO
Terme espagnol équivalent du corps piqué, baleiné et sans manche que les femmes portaient
avec la basquine.
JUBON
Sorte de camisole à manches longues portée plus particulièrement en Espagne par les
hommes comme les femmes. Celles-ci le portaient sous des robes comme la galerilla.
MANCHON
Au 16ème siècle et dans les premières années du 17ème siècle, c'était le nom donné
à une partie de la manche habituellement décorée que l'on désignait par le terme
paire de manchons.
MANTILLA
En Espagne, à la fin du 16ème siècle, la mantilla est une sorte de châle qui couvrait
la tête et les épaules des femmes.
MARLOTTE
Manteau demi-long porté par les femmes au 16ème siècle, largement ouvert sur le devant.
Elle comportait des plis dans le dos et avait des manches courtes et bombées. Le
col, qui était dressé, permettait de placer une fraise. Il ne faut pas la confondre
avec la marlotta espagnole qui n'a strictement rien à voir avec elle. Par contre,
elle est assez similaire à la ropa espagnole.
MASQUE
Il permettait au 16ème siècle de protéger les femmes des regards indiscrets et des
rayons du soleil.
PASSEMENT
Il s'agit du nom donné à toutes les dentelles aux 16ème et 17ème siècles. Plus tard,
le terme de dentelle s'imposera et désignera des ouvrages plus légers faits à l'aiguille
ou aux fuseaux tandis que le terme de passementerie définira les décorations réalisées
avec un métier, dénomination qui demeure exacte encore aujourd'hui.
ROPA
Robe de dessus espagnole qui s'ouvrait sur le devant et comportait un col droit et
de grandes manches bouffantes dans le haut.
SIMARRE
Équivalent italien de la marlotte française et de la ropa espagnole, la simarre était
une robe de dessus qui s'ouvrait sur une robe de dessous, parfois faite d'une seule
pièce, parfois coupée à la taille. Ses formes étaient très variables en fonction
des provinces où elle était portée.
ARCHAL
Il s'agit d'un alliage très courant au Moyen Age dont on a oublié la composition.
Son utilisation est identique à celle du laiton. Son nom est celui d'un inventeur
Richard Archal.
BASQUINE ou VASQUINE
Jupe fort ample qui se tenait ouverte et très étendue sur des cercles. La partie
devant qui était découverte était réalisée dans un beau tissu. Le reste, caché, pouvait
être fait dans un tissu plus ordinaire. Elle était l'équivalent de la vertugade et
on l'a dénommait aussi hocheplis. Il ne s'agit pas d'un corsage contrairement à ce
qui a souvent été dit depuis le 19ème siècle.
La suite du costume féminin à la Renaissance :
Quelques informations sur la fraise
Pour en savoir plus sur les coiffures et chaussures portés par les femmes au XVIème
siècle.
A quoi servait le vertugadin ?
Quelles femmes le portaient ?
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